vendredi 21 mai 2010

Apero vs Mini-train

14 mai 2010: Le petit train de Marseille s'emballe, résultat: 12 blessés dont 3 graves
18 mai 2009: Même accident a Besançon, résultat: 11 blessés, dont 2 graves

15 mai 2010: Un jeune homme (21 ans), fait une chute mortelle lors d'un apéro géant


Réfléchissons, une chute mortelle, ça peut arriver n'importe ou a n'importe qui. Un accident de petit-train ne peut arriver qu'aux utilisateurs de petit-train.

J'ai la flemme de faire des phrases (ouaip j'suis un peu rouillé) alors je plagie cette article parue dans LeMonde:

Le décès tragique d'un jeune à l'occasion d'un "apéro Facebook" a logiquement libéré la parole hostile à l'encontre de ces rassemblements. Une fois de plus, un drame servirait comme justificatif à l'intervention autoritaire de la puissance publique. Au-delà de l'indispensable réflexion sur la consommation d'alcool chez les jeunes, il faut s'interroger sur les interventions de responsables politiques à la cinquantaine bien tassée qui démontrent leur incompréhension des jeunes et du monde numérique.

Qui se rappelle des réactions après le premier concert de Salut les copains en 1963 ? Place de la Nation, 150 000 jeunes, informés par les transistors et le bouche-à-oreille, se réunirent pour la première manifestation de masse du baby-boom. Avec, à la clef, quelques affrontements avec la police. On titra : "Salut les voyous !", "Une jeunesse sous mauvaise influence". "Chahuts d'étudiants", disait-on quand, à Nanterre, des étudiants réclamèrent la mixité des cités U.

A l'époque, les vieux cons étaient déjà des vieux cons. Ils ne comprenaient pas la culture rock, ils ne voyaient pas venir la révolution sociale et sexuelle de 1968. En 2010, rien de nouveau sous le soleil ! La France s'ennuie dans ce présent qui ne lui plaît pas. De nouvelles pratiques émergent. Des autorités frileuses et vieillissantes ne comprennent pas qu'Internet n'est pas un média mais un espace, un écosystème, où les citoyens se parlent, inventent et s'organisent. Où les échanges numériques ne sont pas virtuels : quand une information est échangée en ligne, elle l'est vraiment.
[...]
François Mitterrand avait déjà vu cela : "La jeunesse n'a pas toujours raison, mais la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort." L'interdiction générale serait aussi vaine et inefficace qu'Hadopi. On n'empêche jamais les jeunes de secouer une société pour faire naître le monde nouveau qui vient.

Cette génération sacrifiée à tant d'égards, qui connaît chômage, précarité, bas salaires, qui va payer bien des erreurs passées, pourrait choisir d'entrer dans des formes de revendications plus violentes si on ne lui laisse trouver sa place ni dans le monde du travail ni dans les loisirs. Les jeunes crèvent de cette société à la violence aseptisée qui ne supporte plus l'imprévu et la spontanéité.
[...]

Laurianne Deniaud est présidente du Mouvement des jeunes socialistes.
Article complet

Bon j'admets que l'article n'est pas tout à fait neutre et objectif. Mais putain... Laissez nous vivre, on va pas le détruire votre centre ville et ses boutiques.

1 commentaire:

Tsintao a dit…

Oui, d'un coté t'a pas tord, mais peut être qu'une vision plus large règlera le problème.
De plus je citerai le philosophe Xsé Phoc Tuop:
"ngày mai tôi sẽ mua một quả táo bởi vì sự phức tạp của vũ trụ tương đối tuyệt đối có thể khiêu vũ trong ánh trăng"